Recherche sur la thérapie magnétique : tensions et spasmes musculaires
Efficacité d'une chaise à aimants dans la prévention des troubles musculo-squelettiques causés par une position assise prolongée.
Capodaglio P, Vicenzi G.
Centro Studi Attivita Motorie (CSAM), Fondazione S. Maugeri, IRCCS, Pavie.
L’objectif de cette étude était d’évaluer l’efficacité d’un système d’assise basé sur l’application de champs magnétiques dans la prévention des troubles musculo-squelettiques liés à la posture. Nous avons étudié cinq volontaires masculins en bonne santé lors de tests de simulation en laboratoire comprenant des séances de 60 minutes simulant une conduite et un travail sur ordinateur. Deux sujets ont réalisé un test de conduite de 60 minutes sur un dynamomètre isotonique avec volant, alternant 2 minutes de conduite et 3 minutes de conduite normale. Ils ont répété le test avec et sans le système d’assise magnétique. Trois sujets ont réalisé un test de travail sur ordinateur de 60 minutes en position assise, avec et sans le système d’assise magnétique. L’activité électromyographique (EMG) a été enregistrée au niveau des muscles trapèzes et des vertèbres lombaires L1 et L5, bilatéralement, à l’aide d’électrodes de surface. L’activité EMG des trapèzes, enregistrée en continu, a été analysée par la méthode APDF, proposée par Jonsson. Avant et après les tests, les sujets ont réalisé une extension isométrique du dos de 60 secondes à 60 % de leur force maximale volontaire (FMV) à l'aide d'un dynamomètre dorsal spécifique, tandis que l'activité électromyographique (EMG) des muscles paravertébraux était enregistrée. La pente de décroissance de la fréquence médiane du spectre de puissance EMG a ensuite été calculée comme indice de fatigue musculaire localisée. Les résultats ont montré une diminution de l'activité myoélectrique au niveau des épaules et des lombaires lors de l'utilisation du système d'assise magnétique pour des tâches de travail prolongées en position assise. Ce système semble donc être un outil efficace pour prévenir les contractures musculaires secondaires à des postures contraignantes prolongées.
G Ital Med Lav Ergon 2000 oct-déc;22(4):332-6
